Je l'avoue, je suis coupable. "Ta douleur efface ta faute" chante Véronique Sanson.
Oui, je n'aurai pas dû l'embrasser et laisser mon coeur s'envoler comme un oiseau trop longtemps prisonnier.
Je vais avoir l'air d'une midinette là mais ...c'était tellement tellement merveilleux. Après toutes ces années de solitude. Je n'attendais plus rien des autres. J'étais seule coincée dans un univers de harcèlement moral le jour au "travail", le soir à la "maison". "Travail" entre guillemets, car une des particularités du harcèlement est de priver le salarié de travail justement. "Maison" entre guillements car une "maison" devrait être synonyme de paix et d'harmonie.
Dans la journée aucun de mes collègues ne m'adressait la parole. Sauf de tant en tant quelques agressions verbales. Malgré mon DESS de finances et mes 15ans d'expériences, le directeur me dictait des courriers, concevait des tableaux que je devais reproduire. Un jour, il m'a demandé de la suivre dans les toilettes hommes, il n'était pas satisfait de la position du papier !
Dans la grande maison de mon conjoint, je vivais un enfer. Un enfer tellement humiliant que je n'ai pas envie d'y mettre des mots. Juste un conjoint qui vous donne des ordres, vous interdit de parler, fait de vous son souffre-douleur et va jusqu'à vous punir. Un jour, alors que son chien avait dévasté la cuisine, je me suis surprise à penser "c'est vraiment injuste qu'il ne punisse pas le chien alors qu'il me punit moi".
Un anglais a fait une étude sur les jours le jour le plus dur et le plus facile de l'année !
- Le plus dur : le 23 Janvier
- Le plus facile : le 21 Juin
Le 23 Janvier, j'étais installée derrière mon bureau comme chaque jour. Les larmes coulaient sur mes joues, je n'arrivais plus à les arrêter. J'ai pris rendez-vous chez un médecin. Depuis ce jour, j'ai subi 3 arrêt pour dépression, aucun traitement ne marche.
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